Pays Baltes

Estonie, Lettonie et Lituanie

Sonia, spectacle en russe sous-titré, par Alvis Hermanis

par | 18/09/2009

Les spectacles d’Alvis Hermanis et du Nouveau Théâtre de Riga sont le plus souvent des créations personnelles et collectives avec les acteurs, nées de différentes sources d’inspiration, de leur propre expérience, de la littérature.

– Spectacle en russe surtitré en français
– Pièce de Tatiana Tolstaya
– Montée par Alvis Hermanis
– Avec Gundars Abolins, Jevgenijs Isajevs
– Traduction & surtitrage Sophie Gindt
– Production Nouveau Théâtre de Riga

Nouveau théâtre de Riga

de Tatiana Tolstaya | mise en scène Alvis Hermanis | avec Gundars Abolins, Jevgenijs Isajevs | décor & costumes Kristine Jurjane | son Andris Jarans | lumières Krisjanis Strazdits | traduction & surtitrage Sophie Gindt | en russe, surtitré en français

Alvis Hermanis dirige le Nouveau Théâtre de Riga, en Lettonie, depuis bientôt 10 ans. Nombre de ses créations ont bénéficié d’un succès international. Alvis Hermanis a reçu le « Young Directors Project Award » au festival de Salzbourg en 2003. Il a été nommé meilleur acteur en 2004 pour le rôle de Jean dans la pièce de Mora Kimele, « Mademoiselle Julie ». Le 29 avril 2007 à Salonique, en Grèce, il reçoit la récompense européenne de prestige dans le domaine du théâtre « Nouvelle réalité de théâtre ».

En 2008, il met en scène au Festival d’Avignon Sonia, fable dramatique de Tatiana Tolstaya, un des plus grands écrivains russes contemporains, dont le grand-père paternel n’était autre que Tolstoï.

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Deux hommes. L’un se transforme en Sonia, une femme rêveuse, solitaire, romantique, innocente et naïve, mais également femme d’intérieur, briquant la vaisselle, cuisinant ses gâteaux, prête à tous les sacrifices. L’autre est une sorte de projection des hommes
qu’elle n’a pas eus, mais aussi l’incarnation de cette société cruelle qui la manipule, lui fait du mal, et la conduit jusqu’au désespoir, jusqu’au mélodrame. La féminité est omniprésente alors que la femme est pourtant absente du plateau.

C’est la volonté de vivre dans un rêve, tout en affrontant vaillamment l’ordinaire et la misère de l’existence, qu’illustre ce spectacle.
Sa force vient de sa radicale simplicité : deux hommes pour jouer le monde entier, à la Beckett, qui passent avec une facilité étonnante du burlesque au tragique, du drolatique au pathétique, du rêve d’amour au sentiment prenant de la mort, et un décor ordinaire, banal, reconstituant jusqu’à l’obsession fétichiste un intérieur russe sans éclat des années trente.


Tatiana Tolstaya est née en 1951 à Saint-Pétersbourg.
Elle est issue d’une famille marquée par une riche tradition littéraire. Après des études à l’Université d’Etat de Leningrad, elle s’installe à Moscou où elle travaille dans une maison d’édition avant de se consacrer entièrement à l’écriture. En tant que journaliste, Tatiana Tolstaya a écrit sur la littérature mais aussi sur les événements actuels en Russie. Aujourd’hui, elle vit et travaille entre les Etats-Unis, où elle enseigne à l’université, et la Russie. Elle est reconnue comme l’un des plus grands écrivains russes actuels.


Alvis Hermanis dirige le Nouveau Théâtre de Riga, en Lettonie, depuis
bientôt dix ans. A 42 ans, il est à la tête de cette institution d’Etat, pourvue d’une troupe permanente de vingt-cinq comédiens, dont une partie de la programmation est consacrée au répertoire classique, surtout des auteurs allemands et russes. Par ailleurs, il monte des textes plus contemporains, comme «Sonja» de l’auteure russe Tatiana
Tolstaya ; il met également en scène des spectacles inspirés d’éléments de la vie concrète, tel «Long Life», sans doute sa création la plus connue, ayant bénéficié d’une importante tournée internationale, pièce qui propose des séries de variations mélancoliques autour de la vie des vieillards et de leur vision du monde si particulière.

Les spectacles d’Alvis Hermanis et du Nouveau Théâtre de Riga sont le plus souvent des créations personnelles et collectives avec les acteurs, nées de différentes sources d’inspiration, de leur propre expérience, de la littérature, comme «La glace» de Vladimir Sorokine ou encore l’album de Simon and Garfunkel, «The Sound of Silence».

Le théâtre d’Alvis Hermanis illustre une forme inventive de synthèse entre deux filiations contradictoires : la dramaturgie germanique, architecturée, pensée, abstraite, raisonnée, et l’espace du jeu russe, décalé, éclaté, désordonné, parfois encombré d’une certaine
folie. Le travail d’Alvis Hermanis avec ses acteurs, point essentiel de sa démarche, semble constamment tendu entre ces deux lignes.


Si bien que «Sonja» offre le présent rare d’un spectacle
autonome, qui se suffit à lui-même : tout s’engendre sans artifice extérieur ni coup de théâtre forcé. Comme si, par emboîtement des histoires, intrication des destins, mélange des registres, l’existence
pétrifiée de ces deux hommes pouvait soudain reprendre vie sur scène. Avec rigueur, selon un joyeux bricolage de gestes et d’objets, tout s’enchaîne dans l’invention d’une figure imaginaire, qui semble à la fois la clé et la malédiction du spectacle. / Antoine de Baecque (pour le Festival d’Avignon)

Tout y est, dans ce spectacle : l’amour et la mesquinerie, le désir et la désillusion, exprimés simplement et minutieusement, avec un humour délicat, une émotion permanente. / Michel Caspary, 24 Heures

Dans la reconstitution d’un appartement russe des années 40, deux hommes pour interpréter un couple avec enfant – un léger décalage à l’efficacité 200 % théâtrale. / Les Inrockuptibles

Théâtre Silvia Monfort
106, rue Brancion, 75015 Paris
Métro : Porte de Vanves (ligne 13)
Bus : PC1-95 arrêt Porte Brancion ou 89 arrêt Morillons/Brancion

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